Jacques Testart, directeur de recherche à l'inserm, signe dans l'édition du Monde d'aujourd'hui un article relevant les risques et les dérives de "l'ultra-libéralisme" dont le champion, dans l'élection présidentielle dont le premier tout a lieu dimanche, serait Nicolas Sarkozy "ce serait une erreur de croire que Sarkozy est d'abord raciste, il est viscéralement ultra-libéral".
Evacuant les "niaiseries racistes", Jacques Testart relève que "la libre concurrence" étant le concept de base du concept libéral, "lles carences innées ou acquises sont à risque économique si elles créent des handicaps ou des dysfonctionnements qui entravent la compétitivité" et ce ne peut donc être q'une "proclamation d'inégalités innées entre individus d'une même catégorie (qui) permet de justifier les échecs, malgré tous les efforts d'un pouvoir bienveillant et démocratique..."
L'auteur s'en prend aussi à la "social-démocratie" qui fonctionnant avec "avec le même moteur libéral et le même carburant scientiste que le capitalisme, mais sans avoir ni le goût ni l'audace d'assumer les exclusions..."
Revenant sur les propos du candidat "sur le caractère inné de certains comportements" le professeur a une phrase qui résume bien mes difficultés à assumer les changements d'orientation de l'accompagnement depuis la loi de rénovation de celle de 1975 sur le handicap : "Comme si l'enjeu était de démontrer une vérité définitive plutôt qu'affirmer des convictions pour une société capable de gérer humainement les différences."
La deuxième partie de l'article brosse un avenir "radical" au concept de "l'immigration choisie".
Rappelant la prévision du "généticien progressiste" Herman Muller (Noblel 1946) "l'eugénisme de la société future, libéré des traditions de caste, d'esclavage, de colonisation, pourra être une eugénique véritable et radicale"
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