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05.02.2006

Matelot en CDI, Simon doit se reprendre

Après son apprentissage de SEGPA MGI à matelot marin pêcheur, suite de l’histoire de Simon (SOMMAIRE).

Un appel téléphonique.
Monsieur Le Bihan le patron de Simon m’a appelé en fin de semaine dernière car il ne comprenait pas l’absence de Simon, depuis plusieurs jours, alors qu’il devrait être au travail. On sent de la lassitude car monsieur Le Bihan revient sur les difficultés rencontrées pendant l’été après la signature du contrat de travail prenant la suite du contrat d’apprentissage.
J’essaie d’avoir Simon sur son portable, mais je n’ai que son répondeur et il ne me rappelle pas pendant le week-end.


Un deuxième appel
Lundi matin nouvel appel de monsieur Le Bihan qui s’inquiète, je lui indique que je vais passer ce soir au domicile de Simon puisque je dois ramener un apprenti domicilié pas très loin après sa journée de soutien.

Je retrouve Simon
Lorsque j’arrive, je rencontre tout d’abord son père, en congé, qui est en train de couper du bois. Il semble contant de me voir et m’invite à entrer en m’indiquant que Simon est dans sa chambre. Toute la famille est réunie, et mon arrivée semble paraître ordinaire à tous car il y a quelque jour monsieur Le Bihan s’est échauffé en rencontrant Simon dans un café. Il semble qu’il y ait un manque de communication entre Simon et son patron, puisque Simon pense être en vacances jusqu’à la fin du mois? Sa mère ne comprend pas qu’un patron puisse donner des vacances et ensuite vouloir savoir ce que fait Simon pendant ce temps (il est parti quelques jours avec ses amis). L’échange est vif sur les droits et les devoirs des patrons et des salariés. Mais je trouve avec son père un allié pour défendre l’idée que dans un métier et surtout un emploi aussi particulier que celui de Simon, il doit y avoir des aménagements aux règles générales et surtout une bonne communication pour que l’entente et donc le contrat de travail puisse durer. Simon écoute et admet qu’il a des torts, notamment lorsqu’il sort tous les soirs et arrive fatigué à l’embauche. Mais il affirme qu’il est en vacances et que son patron n’a pas à savoir ce qu’il fait. Je lui propose que nous allions voir monsieur Le Bihan ensemble (son domicile est à 100 mètres). Il hésite un instant car il doit aller à un anniversaire et accepte.

Avec Simon chez son patron
Monsieur Le Bihan nous accueille avec le sourire et nous propose de prendre un café. Ne voulant pas tourner autour du pot et profitant de la bonne ambiance, je lui dis que Simon pense être en vacances. Il regarde Simon et rappel qu’il lui avait dit que comme on était dans une période creuse, il n’était pas utile d’aller en mer plus de deux jours par semaine et qu’il était donc en vacances entre ces journées de travail. Simon ne dit pas non et indique même avoir été « engueulé » par un autre ancien apprenti accompagné maintenant salarié de son patron. Monsieur Le Bihan revient un peu, mais pas trop, sur les difficultés de l’été et surtout sur le fait qu’il n’ait pas répondu à ses messages sur son répondeur. Il faut communiquer et il indique à Simon qu’il lui était facile de le prévenir qu’il avait l’occasion de partir quelques jours avec ses amis. Il aurait accepté et se serait débrouillé pour trouver quelqu’un pour venir en mer avec lui. Le problème est clos et nous échangeons sur le métier et divers autres sujets, Simon participe.

En tête à tête avec Simon
Lorsque je dépose Simon chez lui, il me dit que son patron n’avait pas tort (il n’était pas en vacances) et qu’il allait faire attention car il aime son métier et prend conscience qu’il n’est plus un jeune en difficulté et qu’il n’a pas envie de le redevenir. Ce qui ne manquerait pas d’arriver s’il perdait son travail.

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