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06.09.2005
Apprentissage accompagné (6) : accompagnement
Sixième billet de la série sur le dispositf apprentissage accompagné GRAFIC Bretagne (INTRODUCTION SOMMAIRE).
Comme déjà dit dans différents billets, l’accompagnement est individualisé ; néanmoins il comporte divers temps formalisés et contractualisés permettant une action collective ou individuelle et des temps informels dit d’urgence, comme l’indique le terme employé, qui ne sont ni programmés ni prévus mais laissés à la libre appréciation de l’accompagnateur. Chaque apprenti dispose d’un référent accompagnateur unique qui, dans la mesure du possible, le suivra pendant toute la durée de son apprentissage, dans tous les volets du dispositif tel qu’il est présenté ci-dessous (la stabilité sur un an est le minimum recherché).
Le suivi professionnel
Formellement il doit y avoir six à sept visites en entreprise dans l’année donnant lieu à un compte-rendu écrit, soumis à l’apprenti lors de la journée de soutien et envoyé à l’entreprise puis transmis au CFA. En pratique, le rythme des visites est fonction de l’évolution de l’apprenti et de l’importance des difficultés rencontrées, néanmoins il est recommandé même lorsqu’il n’y a pas de problèmes apparents de faire des visites régulières permettant de devancer des conflits non exprimés. Le compte-rendu écrit est une procédure impérative, permettant également d’informer les équipes éducatives ou médicales sollicitées au cas par cas, de passer le relais à la fin du contrat, d’être un élément de contrôle de l’action des accompagnateurs. Les comptes-rendus sont transmis au secrétariat par Internet, ils sont uniformisés dans leur présentation et regroupés dans un recueil annuel consultable par tous.
Le déroulement de la visite est laissé à la libre appréciation de l’accompagnateur qui s’adapte à la situation. Le cas générique est un rendez-vous pris par téléphone pour une courte rencontre sur le lieu de travail en présence de l’apprenti et de son maître d’apprentissage. L’objectif étant d’avoir une bonne évaluation de la situation et d’instaurer ou de soutenir le dialogue entre l’apprenti et son responsable, le fil conducteur est toujours le maintien de l’apprenti dans son projet qualifiant. La visite est également, par son rythme régulier, un des moyens utilisés pour vérifier la pertinence de la poursuite du contrat qui peut être arrêté à tout moment par une rupture amiable si une incompatibilité apparaît et perdure du fait de l’entreprise ou de l’apprenti (il y a en moyenne moins de 10 % de ruptures chaque année).
Le déroulement de la visite est laissé à la libre appréciation de l’accompagnateur qui s’adapte à la situation. Le cas générique est un rendez-vous pris par téléphone pour une courte rencontre sur le lieu de travail en présence de l’apprenti et de son maître d’apprentissage. L’objectif étant d’avoir une bonne évaluation de la situation et d’instaurer ou de soutenir le dialogue entre l’apprenti et son responsable, le fil conducteur est toujours le maintien de l’apprenti dans son projet qualifiant. La visite est également, par son rythme régulier, un des moyens utilisés pour vérifier la pertinence de la poursuite du contrat qui peut être arrêté à tout moment par une rupture amiable si une incompatibilité apparaît et perdure du fait de l’entreprise ou de l’apprenti (il y a en moyenne moins de 10 % de ruptures chaque année).
Le soutien à la formation
Il est conventionnel entre l’apprenti, l’entreprise et GRAFIC Bretagne, et prend la forme d’une journée par semaine prise sur le «temps employeur» de l’alternance. Une journée de soutien, c’est un groupe d’environ douze apprentis rattachés à un même lieu (proche de leur domicile) et à un même accompagnateur. Du fait des alternances CFA, ils sont entre six et neuf à être présents chaque semaine de septembre à juillet, ce qui représente, compte tenu de la souplesse du dispositif, des arrêts de travail, des congés etc, environ vingt journées par apprenti dans l’année.
C’est un temps rythmé qui permet à l’apprenti de partager et de confronter ses expériences avec d’autres, de découvrir parfois qu’il n’est pas le seul à avoir des difficultés. La variété des métiers et des situations provoque naturellement des interrogations et le mélange des années de formation donne de l’importance aux plus anciens et de l’aide aux nouveaux. Au-delà du «bien-être» de l’apprenti, l’objet de cette journée est multiple : répondre aux demandes de l’entreprise exprimées ou ressenties lors des visites, apporter un soutien individualisé aux difficultés scolaires en reprenant et anticipant les notions abordées lors des alternances CFA. Cette journée a donc un contenu variable, vaste et multiforme, le fil conducteur étant le maintien du jeune apprenti dans son projet professionnel.
C’est un temps rythmé qui permet à l’apprenti de partager et de confronter ses expériences avec d’autres, de découvrir parfois qu’il n’est pas le seul à avoir des difficultés. La variété des métiers et des situations provoque naturellement des interrogations et le mélange des années de formation donne de l’importance aux plus anciens et de l’aide aux nouveaux. Au-delà du «bien-être» de l’apprenti, l’objet de cette journée est multiple : répondre aux demandes de l’entreprise exprimées ou ressenties lors des visites, apporter un soutien individualisé aux difficultés scolaires en reprenant et anticipant les notions abordées lors des alternances CFA. Cette journée a donc un contenu variable, vaste et multiforme, le fil conducteur étant le maintien du jeune apprenti dans son projet professionnel.
L’accompagnement médico psycho éducatif
L’accompagnateur n’ayant pas ces compétences, va chercher de l’aide lorsque des problèmes éducatifs, sociaux ou médicaux surviennent. Il sollicite d’autres professionnels et d’autres structures. Si l’apprentissage peut continuer, son action devient partenariale et coordinatrice, comme par exemple dans l’histoire d’Anne : de la SEGPA à serveuse de restaurant.
L’organisation formelle : un référent GRAFIC est mis en place dans chaque CFA, il est en contact régulier avec le référent «handicap» du CFA, il est le coordinateur pour toutes les actions collectives. Il peut également servir d’interface pour un accompagnateur GRAFIC éloigné géographiquement. Découlant de l’accord Etat-Région une convention est signée avec chaque CFA et pour chaque apprenti. Elle définit les modalités contractuelles de collaboration entre les CFA et GRAFIC Bretagne : échanger sur les contenus ; aménager des rencontres trimestrielles accompagnateurs enseignants afin de permettre un bilan individuel de l’apprenti accompagné ; transmettre les comptes-rendus des visites en entreprise effectués par l’accompagnateur GRAFIC ; mettre en œuvre tout moyen visant à favoriser le déroulement du parcours de l’apprenti sur le volet «scolaire» de la formation en alternance.
Au-delà de cette formalisation permettant un socle de base, la collaboration entre les formateurs CFA et l’accompagnateur GRAFIC est organisée au cas par cas et prend des formes diverses en fonction de la qualité des rapports pouvant être variables mais toujours retravaillés afin d’être efficaces lorsque les difficultés de l’apprenti imposent une relation plus étroite. Exemple : fournir les photocopies des cours qu’il n’a pu prendre du fait d’une écriture lente ou qu’il ne peut relire du fait d’une écriture illisible ; donner en avance d’une alternance des informations qui permettent de devancer des notions pour un meilleur suivi du cours, reprendre un contrôle non compris, finir un dessin etc. La collaboration des CFA et des enseignants peut être encore plus impliquée lorsque, pour l’aménagement du dispositif en fonction des caractéristiques de la situation de handicap des apprentis sourds, l’accompagnateur GRAFIC assiste aux cours et sert d’interface entre le jeune et le formateur.
Au-delà de cette formalisation permettant un socle de base, la collaboration entre les formateurs CFA et l’accompagnateur GRAFIC est organisée au cas par cas et prend des formes diverses en fonction de la qualité des rapports pouvant être variables mais toujours retravaillés afin d’être efficaces lorsque les difficultés de l’apprenti imposent une relation plus étroite. Exemple : fournir les photocopies des cours qu’il n’a pu prendre du fait d’une écriture lente ou qu’il ne peut relire du fait d’une écriture illisible ; donner en avance d’une alternance des informations qui permettent de devancer des notions pour un meilleur suivi du cours, reprendre un contrôle non compris, finir un dessin etc. La collaboration des CFA et des enseignants peut être encore plus impliquée lorsque, pour l’aménagement du dispositif en fonction des caractéristiques de la situation de handicap des apprentis sourds, l’accompagnateur GRAFIC assiste aux cours et sert d’interface entre le jeune et le formateur.
Le suivi examen
Un travail est entrepris dès la première année sur les représentations de l’apprenti et de son entourage, en insistant sur des éléments objectifs : le système de notation qui donne la priorité aux épreuves professionnelles en leur accordant des coefficients de dix voire plus, alors qu’ils sont de un ou deux pour les matières d’enseignement général ; les préparations des épreuves tout au long des deux ans lors de la journée de soutien, et les révisions avec trois journées au plus proche de l’épreuve ; la possibilité pour les apprentis non-lecteurs ou dont l’écrit n’est pas lisible d’avoir un aménagement des conditions d’examens (un référent en coordonne l’organisation pratique).
La sortie du dispositif apprentissage accompagné
Le financement de l’action GRAFIC Bretagne s’arrêtant avec la fin du contrat d'apprentissage (contrat de travail en alternance), l’organisation formelle est une préparation en amont de l’échéance suivie d’un passage de relais avec l’organisme adapté à la situation et au projet du jeune, en général un Cap Emploi. En pratique si cette procédure fonctionne sous forme de rencontres sur le lieu de soutien en amont de l’échéance, des exceptions existent allant dans le sens d’un prolongement plus ou moins actif du suivi dans le temps par le référent, cela a été relevé par le cabinet GESTE (audit 2000). Les ruptures, en cours de contrat, restent limitées à moins de 10 % ce qui est à comparer aux «25 % tous secteurs confondus» du dispositif de droit commun.
06:50 Publié dans Apprentissage accompagné | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Accompagnement








